Qui n’a jamais rêvé d’aller faire ses études à l’étranger ? Quand on aime les voyages, l’idée de pouvoir allier l’utile à l’agréable est forcément une réjouissance.
Faire de nouvelles rencontres, découvrir de nouvelles cultures, apprendre une langue : tant de manières de vivre des expériences nouvelles et utiles à tout point de vue.
Mais partir à l’étranger ne s’improvise pas, et même sans être fataliste, il faut savoir être vigilant et précautionneux. C’est pourquoi il est indispensable de connaître les démarches à suivre, de se renseigner sur ses droits et s’assurer d’être bien couvert avant le départ.
Avant toute chose, il faut déjà savoir où partir…

 

L’Union Européenne (Suisse, Liechtenstein, Islande, Norvège) ?

 

 

Si la durée du séjour est d’un an ou moins, il est impératif de demander une carte européenne d’assurance maladie (CEAM) à sa mutuelle étudiante, 15 jours avant le départ. C’est elle qui permettra la prise en charge des soins médicaux éventuels durant le séjour.
Elle est valable un an et garantit le même remboursement des soins qu’un habitant du pays.

Il existe même une application pour smartphone, créée par la Commission européenne, où l’on peut trouver diverses informations sur cette carte, les procédures à suivre pour un remboursement de soins ainsi que les services à contacter en cas de perte de la carte :
http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=559&langId=fr

 

Si la durée du séjour est de plus d’un an, la sécurité sociale française ne sera plus effective.
Il faudra alors interroger la caisse d’assurance maladie locale pour en connaître les conditions d’adhésion et bénéficier du régime local de sécurité sociale (soit en tant qu’étudiant, soit en tant que résidant sur le territoire de cet Etat).

 

Hors Europe ?

Les droits valables sur le territoire français ne sont évidemment pas exportables en dehors.
L’inscription dans un établissement d’enseignements supérieur étranger annule donc le rattachement au régime français durant le séjour.

Pour être couvert, il est important de s’inscrire auprès de la Sécurité sociale étudiante du pays choisi. Prudence quant à l’état sanitaire de ce dernier. En effet, dans certains pays, les frais médicaux peuvent être très chers et les remboursements limités aux tarifs français.
Il peut donc être utile d’adhérer à un contrat d’assistance ou à une mutuelle pour l’étranger afin de bénéficier d’une assurance santé optimale :

-          Les frais médicaux sont remboursés à leurs coûts réels

-          Les frais d’hospitalisation et de séjour son pris directement en charge, ainsi, pas besoin d’avance

-          Le rapatriement est garanti.

Il est également possible de s’inscrire auprès de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) lorsqu’on est de nationalité française.

Le Québec ?

Lors d’une inscription dans une université française ou québécoise, un dispositif particulier s’instaure pour le remboursement des dépenses de santé : le protocole d’entente franco-québécois.
En effet, pas besoin d’adhérer à la Sécurité sociale étudiante du Québec puisqu’il est possible de se faire rembourser par celle de la France. Il suffit simplement de demander à la caisse d’Assurance maladie un formulaire (différent pour les universités françaises ou québécoises) et de le faire compléter par une université en France.
Une fois sur place, il faudra alors présenter ce formulaire pour s’inscrire auprès de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Ainsi, l’accès aux soins et à l’assurance maladie seront garantis.

 

 

Quelle que soit la destination, partir étudier à l’étranger est une aventure à la fois fascinante et effrayante. Mais elle n’en demeure pas moins épanouissante et apportera énormément à qui osera la tenter. Et si l’on hésite encore ou que les démarches administratives refreinent, il existe une alternative : les programmes d’échanges.